mercredi 26 octobre
Défends ta langue camarade !
Voilà une idée qui vaut son pesant de cacahuètes : proscrire le langage SMS sur les forums et les blogs, afin que tout le monde puisse se comprendre et partager ses idées. A mon avis, l'idée n'est pas mauvaise du tout, parce que le langage SMS, il n'y a rien de pire pour :
- appauvrir la discussion ;
- réduire les idées à leur plus simple expression ;
- perdre petit à petit les connaissances (microscopiques pour certains) grammaticales et orthographiques apprises avec difficulté à l'école ;
- perdre une partie de son lectorat (bah oui, tout le monde n'utilise pas les sms...).
Bref, en somme, je suis contre ! Sauf évidement quaund vous l'utilisez dans sa fonction première, c'est-à-dire un mini message par téléphone. Parce que se taper un texte à écrire sur le clavier du téléphone, c'est quand même la galère...
jeudi 29 septembre
Une question pas si bête
C'est rare que je lise le magazine Lire, encore plus que je surfe sur son site. Mais, une fois n'est pas coutume, un article a particulièrement retenu mon attention. L'éditorial de François Busnel, avec son titre accrocheur m'a tout de suite plu, et j'ai su instantanément que j'allais vous en parler. Ou plutôt que j'allais demander votre avis.
En effet, qu'est-ce qu'un bon livre ? Qui peut-on appeler un grand écrivain ? Qu'est-ce que la vraie littérature ? Des critères pour le moins subjectifs sur lesquels il faut s'interroger, afin de savoir répondre à ceux qui vous poseront la question un jour, c'est inévitable.
Pour moi, un bon livre, c'est simple : c'est celui que j'ai choisi pour la couverture (pas plus subjectif comme choix mais bon...) et qui, pendant sa lecture, me plaît encore plus et arrive à me faire acheter d'autres ouvrages du même auteur. Juste histoire de ressentir une nouvelle fois le plaisir de découvrir un nouveau style et un nouvel écrivain. Mais ce n'est pas particulièrement facile...
Vous trouverez ici l'édito en question.
NB. quelle déception ! en tapant "bon écrivain" sur google, je suis tombé sur Beigbeder... franchement Google a parfois des ratés ;-)
lundi 12 septembre
La rentrée littéraire dans la tourmente ?
C'est en lisant le magnifique magazine de la FNAC (hum hum...excusez-moi ça me fait mal à la gorge de dire ça...), que j'ai découvert une petite chose particulièrement intéressante à mes yeux : 82% des français se foutent (faut dire ce qui est !) de la rentrée littéraire comme de leur premier bavoir. Et comme ça fait une majorité relativement importante, je me suis dit qu'il était indispensable d'en discuter ici.
82%. Rien que ça me direz-vous. Mais une question, seulement, à se poser: sommes-nous réellement surpris de ce résultat ? Personnellement, je ne suis pas vraiment étonné d'un tel résultat; un résultat à comparer aux 11 livres achetés en moyenne par an et par Français (cf. billet du 14/06/05). Rien d'étonnant à ce que la sortie de quelques 600 livres au même moment ne passionne pas les foules. Surtout lorsque l'on pense que 90% de ces livres (et je suis généreux !) finiront dans les cartons, perdus à jamais dans les entrailles des librairies.
Pour moi, ce système de rentrée littéraire est inadapté au marché français; et pourtant c'est le seul pays à fonctionner de cette manière... N'y aurait-il pas une certaine contradiction ? Lorsque l'on sait que les français lisent pendant les vacances (essentiellement les "grandes" vacances), pourquoi les inonder d'ouvrages alors même que leur préoccupations sont d'une toute autre nature. C'est déjà assez difficile de gérer la rentrée scolaire des lardons, la rentrée pro de son conjoint, la sienne, vérifier sa feuille d'imposition, j'en passe et des meilleurs.
Ainsi, pour moi, cette rentrée est un total non-sens : proposer aux français des livres au moment où ils sont demandeurs ! Et ne pas les noyer sous une cascade d'ouvrages qui les éloignent encore plus de la littérature. En plus, quand on sait qu'il y a plus d'écrivains que de lecteurs, on se dit que le marché du livre n'est pas prêt de trouver une logique commerciale indispensable à sa survie.
mercredi 17 août
50 cent, le rêve américain sauce gangster
Non, rassurez-vous, vous n'avez pas été rerouté vers un skyblog, ceci est un post qui va faire plaisir à cette jeunesse qui écoute du hip-hop (et il y en a beaucoup...) et va éclairer un peu les adultes sur un phénomène qu'ils ne connaissent peut-être pas (et je suis sûr qu'il y en aussi beaucoup dans ce cas..).
Pourquoi donc parler ici de 50 cent ? Parce que ce fameux chanteur de hip-hop qui s'est pris neuf balles à bout portant dans le torse sans mourir (un vrai miracle quand même !), a sorti hier son autobiographie aux Etats-Unis. Certain que ce livre fonctionnera aussi bien que son album "Get Rich or Die Tryin"... Ici pas besoin de traduction je pense.
Que peut-il bien raconter du haut de ses trente ans et de ses millions de dollars ? Une certaine vérité sur la société américaine et ses dérives : la drogue, les armes, les gangs, l'argent. Un cocktail explosif, surtout pour l'auteur qui depuis sa résurrection pense avoir une destinée bien supérieure à celle d'un vendeur de crack. Ah oui, j'oublie de préciser qu'il était revendeur de crack et de cock dans son quartier du Queens et qu'il était un vrai caïd... Ca explique un peu les neuf balles dans la peau.
Mais c'est intéressant de voir comment un jeune homme américain, baigné dans la violence dès son plus jeune âge dans une société qui laisse les plus faibles de côté, est arrivé à bâtir un véritable empire et à vivre éveillé son rêve américain. Et pourtant ce n'était vraiment pas gagné avec des amis vendeurs de drogue vers 10 ans, des parents d'amis vendeurs de drogue également... Une vie très loin des clichés habituelles qu'Hollywood peut nous donner.
Un livre donc "From Pieces to Weight: Once upon a time in Southside Queens" qui n'est peut-être pas à lire mais qui a au moins le méritede relater une histoire vraie particulièrement dure où la vie est bien peu de chose. Et puis maintenant, si vos enfants vous en parlent, vous connaîtrez un peu son histoire.
jeudi 04 août
Pourquoi les hommes ont-ils des mamelons ?
Voilà une question à laquelle vous pouvez peut-être répondre, mais la majorité d'entre nous n'a pas le moindre début de commencement d'embryon d'idée...
Billy Goldberg, médecin new-yorkais, en avait marre d'entendre les questions stupides, parfois pas tant que ça mais bon..., de ses patients et eu l'idée d'un livre pour le moins original : "Pourquoi les hommes ont-ils des mamelons ? Des centaines de questions que vous ne poseriez pas à votre médecin qu'après votre troisième verre de Martini". Personnellement, rien qu'avec un titre pareil, j'achète tout de suite ! Seul petit problème : pour le moment, ce livre n'est sorti qu'aux Etats-Unis... Pour la France, il faudra un peu de patience.
Pour que son livre soit à la hauteur de ses espérances, notre médecin américain a collaboré avec un petit comique de là-bas, Mark Leyner. Ce nom ne vous dit rien ? C'est normal !
Qu'en est-il donc du contenu ? Les questions sont-elles si stupides que ça ? A vous de juger !
Pourquoi les dents claquent quand on a froid ?
Comment les personnes en chaise roulante font-elles pour faire l'amour ?
Est-ce
que je peux perdre ma lentille de contact derrière mon oeil pour
toujours ? Ma hantise : je préfère cent fois mes lunettes...
Pourquoi les personnes âgées ont des poils sur les oreilles ?
Peut-on
attraper une maladie à cause de la lunette des toilettes ? Pour infos,
il y a plus de bactéries sur un bureau de travail que sur la fameuse
lunette... Amis travailleurs, bon courage :-)
Qu'est-ce qui cause la mauvaise haleine du matin ?
Que faut-il faire - ou ne pas faire- après s'être fait mordre par un serpent venimeux ?
Je ne vais pas reprendre l'ensemble des questions, ce serait trop long, mais vous avez ici un bon aperçu de ce qui se fait de mieux dans le genre :-) Et puis au moins, après avoir lu ce bouquin, vous ne pourrez plus dire : "bah j'savais pas !"
mercredi 15 juin
Sauvons les mots !
Le magazine LIRE propose le concours le plus original qui m'ait été donné de voir depuis longtemps.
Pour participer, c'est simple, il suffit de choisir un mot de la langue française que vous voulez sauver de l'oubli, en donner une définition et une citation.
Le mot le plus original gagnera un an d'abonnement au magazine, ainsi que deux livres de Bernard Pivot. Profitez-en justement pour lire un extrait de son dernier ouvrage "100 mots à sauver".
Si vous vous sentez l'âme d'un maître Capello, allez-y !
mardi 14 juin
Dollars, magouilles et cie
A tout ceux qui, comme moi, attendent avec impatience la sortie du prochain album des aventures de Largo Winch, sachez qu'il va falloir attendre encore un peu.
"La loi du Dollar", 14e épisode du milliardaire au blue jeans, sortira en novembre 2005. (date de parution dixit les Editions Dupuis)
Patience donc pour découvrir la suite du scénario de Jean Van Hamme et les dessins de Philippe Francq...
Et si vous avez la chance d'habiter en
Belgique, vous pourrez aller à l'exposition «L'Univers BD de Largo
Winch» (à l'abbaye St-Gérard de Brogne, à Mettet, du 28 mai au 6
novembre). Il est vrai qu'avec 800.000 vendus à chaque nouveau tome, il
était naturel de faire cette exposition...
Plus d'informations sur le site de l'abbaye.
11 livres par an, et vous ...?
Suite au message de Zebu32 concernant mon appétit de lecture, j'ai fait ma petite enquête concernant les français et la lecture : en 2004, la moyenne nationale est de 11 livres par an (par habitant, pas par foyer ;-)). Où vous placez-vous ? Si vous lisez un livre par mois, vous êtes un gros lecteur ! Etonnant non ?
La dépêche de l'AFP nous donne quelques faits plus ou moins intéressants : les femmes lisent plus que les hommes, le 3e âge tire la moyenne vers le haut, le manque de temps est la raison principale empêchant la lecture, ainsi que le prix des livres et l'attractivité des magazines, et enfin certains ne trouvent aucun livre intéressant.
Maintenant, étudions cela de plus près !
Que les femmes lisent
plus que les hommes ne m'étonnent guère. Non pas qu'elles restent à la
maison pendant que le petit mari bosse, je pense qu'elles sont un
tantinet plus cérébrale que nous. C'est comme ça, c'est un fait, et il
suffit d'aller dans un club de lecture pour s'en persuader.
Que le
3e âge lise plus que les "actifs" n'est pas très étonnant non plus,
surtout si l'on prend en compte que la raison principale empêchant la
lecture est le manque de temps ! C'est une évidence, pris dans le
tourbillon de la vie familiale et professionnelle, il ne reste que peu de
temps pour lire. Peut-être qu'éteindre la télévision résoudrait
quelques petits problèmes...
Concernant les magazines (hebdo ou
mensuels, même combat), le problème est plus difficile à résoudre, car
qui ne consomme pas de magazines ? Trop de magazines ? Certainement que
si, mais il est tout de même difficile de se couper totalement de la
vie sociale/politique/financière/etc...
Dernier "problème", le prix
des livres, est pour moi un faux problème puisqu'il existe de très
nombreuses bibliothèques ouvertes à tous proposant quantité de bons
ouvrages. Avec un peu de volonté, on trouve toujours quelque chose.
Au final, je ne sais pas trop comment me placer face à cette étude : doit-on être se réjouir que les français lisent 11 bouquins par an ou est-ce le service minimum ? Les français devraient-ils plus lire ou mieux lire ? J'espère simplement que les BD et les livres de cuisine ne font pas parti des 11 livres lus par an...
vendredi 10 juin
La blogosphère littéraire
Les blogs littéraires intéressent de plus en plus les journalistes (et ceux qui les lisent).
Loin de moi l'idée de me comparer à des blogs aussi bons que ceus Pierre Assouline ou d'Elizabeth Flory - pour ne citer qu'eux - mais un article nous propose de voyager dans cette sphère étrange où les inconnus coitoient les méconnus...
Cet article étant repris par beaucoup de sites francophones, je vous propose de choisir en cliquant ici : "Voyage dans la blogosphère littéraire".
Le Nouvel Obs nous propose ici ("Mais jusqu'où iront-ils ?")sa vision de cette blogosphère, pour le moins intéressante :-)
mercredi 08 juin
L'année du Pingouin
Voilà 70 ans ont été créées les éditions "Penguin". Pour ceux qui ne lisent aucun livre dans la langue de Shakespeare, ça ne vous dira peut-être rien, mais les autres connaissent cette vénérable institution.
Une maison d'édition qui osa proposer, en 1935, des livres de bonne qualité et peu cher : de très nombreux auteurs se sont alors rués sur l'occasion pour se faire connaître.
Une maison d'édition qui a permis à la culture littéraire de se développer et de se répandre en dehors des bibliothèques municipales.
Une maison d'édition mythique qui propose, pour son anniversaire, 70 petits livres (très petits même) de George Orwell à David Lodge, en passant par Sigmund Freud et Albert Camus. Et franchement pour 1€50 le bouquin, il ne faut pas hésiter une seconde...
La culture à la portée de tous (enfin il faut quand même lire l'anglais...) !
Pour plus d'informations, un très joli site est proposé pour la circonstance : happy birthday penguin.










