dimanche 27 novembre
Le Maître dit
Confucius. Evidement tout le monde le connaît. Tout du moins, de nom, parce que s'il s'agissait de donner plus de détails, nous serions bien embêtés. Qui est-il vraiment ? Quelle fût sa vie ? Son oeuvre ? Ses actes ? Et bien sûr, ses fameuses paroles, édictées en quasi règle de vie.
Superbe collection que celle des Découvertes Gallimard, en collaboration de la Réunion des Musées Nationaux, celle-ci nous propose "Confucius : des mots en action" un ouvrage magnifiquement illustrée (les reproductions sont particulièrement fidèles) et agrémenté d'un texte assez exhaustif à mon goût et très clair.
Ainsi, de Qufu, sa ville natale, à Shangaï à l'époque "des Printemps et des Automnes", l'auteur nous explique la vie et les actes de ce personnage respecté, et les raisons de l'importance de son enseignement dans la Chine actuelle. L'évolution du confucianisme à travers les siècles jusqu'à la Chine actuelle est retranscrite d'une manière simple et agréable, sans pour autant être un survol sans intérêt.
Les annexes sont pour le moins intéressantes puisque vous y retrouverez les fameux entretiens, qui ont traversé les époques en nous léguant quelques fameuses phrases à méditer, comme celle-ci : "Se vouer à des doctrines pernicieuses, c'est courir à sa perte"... Je vous laisse y réfléchir calmement !
jeudi 17 novembre
Souvenirs d'enfance
Vous vous souvenez sûrement de Yasmina Reza, celle qui s'est fait connaître grâce à "Arts" il y a quelques années. Sa plume magnifique s'est remise en marche de la plus belle des manières avec "Nulle part", une superbe nouvelle sur l'enfance, sur ces moments fugaces, ces souvenirs inoubliables faits de moments simples et pures.
Comment oublier ces petits riens qui font que l'enfance est un moment d'une candeur et d'une douceur inégalable ? Impossible évidement, sinon comment serions-nous même... "Où est l'enfance ?" se demande t-elle... Disparue à jamais, sauf pour ceux qui ne l'oublient pas.
Une nouvelle fraîche, qui se dévore trop rapidement, comme un de ces succulentes glaces qui fond et coule sur les doigts...
mardi 15 novembre
Office space
Si vous connaissez Dilbert, alors vous serez heureux d'apprendre que Dargaud a sorti le premier tome en bande dessinée. Si vous ne connaissez pas et que vous voulez passer un super moment, alors jetez-vous dessus !
"Dis-le avec ton corps" peint tous les acteurs de l'entreprise que vous adorez : Asok le stagiaire un tantinet idiot, le boss méchant et malhonnête, Catbert le DRH machiavélique, Richard l'échoué de la vie, Alice la femme du service informatique... et Dilbert l'ingénieur informatique "aussi sociable qu'un tapis de souris".
Excellent et souvent tordant, j'attends avec impatience le deuxième tome de Scott Adams. Franchement, c'est dans ces moments-là que je me dis que l'Homme n'est pas fait pour travailler, sinon pourquoi deviendrait-il aussi taré ?...
Si vous lisez l'anglais dans le texte, vous pouvez allez là : Dilbert.com
Sinon, vous n'avez qu'à vous procurer cet album !
lundi 14 novembre
1969, un bon cru
Comment j'en suis arrivé à lire ce livre, c'est un mysère. Encore une de ces fois où j'ai craqué pour une couverture et pour un résumé en 4e de couv'. Je suis une proie facile pour les maisons d'édition, je l'avoue franchement. Mais par ce système, rarement je suis déçu. Souvent la couverture est le reflet du texte, et là j'avoue que je ne l'ai pas été. Tout y est pour me plaire : une jeunesse insouciante, normal c'est la fin des années 1960, un peu de sexe, un peu d'humour, beaucoup d'ironie et de musique, énormément de joie de vivre. En fait, une passion dévorante pour la vie et tout ce qu'elle réprésente. Et réjoutez là-dessus une pincée de frivolité, vous obtenez "1969" de Ryû Murakami.
On y suit l'histoire d'un jeune adolescent qui ferait tout pour qu'on le reconnaisse dans sa petite ville japonaise paumée, coincée entre la mer et cette immense caserne américaine d'où des soldats n'arrêtent pas de partir pour le front. Il ferait tout, même les pires conneries pour épater la plus mignonne du collège, celle aux yeux de biche, l'insaisissable et la magnifique.
Ce jeune trublion, c'est l'auteur lui-même : il nous décrit ici son adolescence avec une force, une vie extraordinaire. Les passages s'enchaînent bien et l'on sourit souvent à l'évocation de ses souvenirs. Comment ne pas sourire, quand pour épater la galerie, il entraîne ses copains à barricader l'école, à y peindre des insanités, juste pour faire enrager les profs... et exister aux yeux de la belle. Et que dire quand il prend les autres pour des demeurés en sortant des titres de films qu'il n'a jamais vu, de livres jamais lus, de disques jamais écoutés... L'auteur se surprendrait presque en se rendant compte qu'il était un affreux morveux, pédant, bouffi d'orgueil, mais le temps passe vite. Nous ne sommes qu'ephémères...
"Je n'ai pas renoncé au rêve d'une fête qui n'aurait pas de fin" nous dit-il. Comment ne pas être d'accord. Tellement d'accord que j'ai acheté deux de ses livres dans la foulée. Quand on aime, on ne compte pas !
Et profitons de la vie, elle passe si vite, croquons la à pleine dent, carpe diem, à dieu va !
samedi 12 novembre
Violence psychologique
Bonjour à tous ! De retour ici, un passage
éclair, plus proche "d'un ange passe" que du rendez-vous interminable,
mais au moins je suis présent et je pense à vous.
Difficile de
trouver du temps disponible pour ne faire plus qu'un petit passage chez
moi, mais je pense à vous et je n'ai pas renoncé à vous proposer des
articles, comme promis dans un de mes commentaires. J'ai quelques
lectures à vous faire partager : du bon, du moins bon, de l'excellent
parfois, je profite de mes rares moments de tranquilité pour lire de
tout.
Mais en attendant, histoire de vous faire patienter, voici une
petite énigme concoctée par mes soins. En espérant que le moment pour
la poster ne soit pas mal choisi. Mais n'y cherchez pas une allusion à
la triste actualité de nos banlieues...
A très bientôt en tout cas, et profitez-en !
On m'a arraché à mes frères
On m' a barbouillé le dos,
On m'a frappé au visage,
On m'a dit que je ne valais rien,
Et pourtant je fais mon boulot jusqu'au bout.
Que suis-je ?
samedi 05 novembre
Vendre sa salade
Serge ayant facilement résolu la précédente énigme, il a décidé de vous en proposer une à son tour. Comme d'habitude, il est très optimiste quant à sa difficulté ("elle ne devrait pas résister longtemps"), mais je ne sais pas s'il parlait bien de l'énigme ou de quelque chose (quelqu'un...?) d'autre :-)
Bonne chance à tous !
Matin, cuisine, table, petit-déjeuner...
Et puis voiture, travail, déjeuner, encore voiture…
Et enfin pour finir, chambre, lit, sommeil…Pfff
Vous me manquez tant !
Que suis-je ?








