Univers Litteraire

La litterature dans tous ses états

jeudi 29 septembre

Une question pas si bête

plume1

C'est rare que je lise le magazine Lire, encore plus que je surfe sur son site. Mais, une fois n'est pas coutume, un article a particulièrement retenu mon attention. L'éditorial de François Busnel, avec son titre accrocheur m'a tout de suite plu, et j'ai su instantanément que j'allais vous en parler. Ou plutôt que j'allais demander votre avis.

En effet, qu'est-ce qu'un bon livre ? Qui peut-on appeler un grand écrivain ? Qu'est-ce que la vraie littérature ? Des critères pour le moins subjectifs sur lesquels il faut s'interroger, afin de savoir répondre à ceux qui vous poseront la question un jour, c'est inévitable.

Pour moi, un bon livre, c'est simple : c'est celui que j'ai choisi pour la couverture (pas plus subjectif comme choix mais bon...) et qui, pendant sa lecture, me plaît encore plus et arrive à me faire acheter d'autres ouvrages du même auteur. Juste histoire de ressentir une nouvelle fois le plaisir de découvrir un nouveau style et un nouvel écrivain. Mais ce n'est pas particulièrement facile...

Vous trouverez ici l'édito en question.

NB. quelle déception ! en tapant "bon écrivain" sur google, je suis tombé sur Beigbeder... franchement Google a parfois des ratés ;-)

Posté par tom_gab à 17:42 - Actualités - Commentaires [17] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

Commentaires

Provoq ?

Là aussi, tu cherches à provoquer ton fidèle lectorat en disant que tu choisis un livre pour la couv ? En tout cas, définir ce qu'est un bon livre est utopique, puisque mes bons livres ne sont pas ceux du voisin. Et un livre que j'ai trouvé bon à 20 ans ne me plaît plus forcément 10 ans plus tard. Si tu veux vraiment une réponse, un bon livre, pour moi, c'est un livre qui me scotche au canapé, dont j'ai des souvenirs plusieurs années après, que j'ai envie de conseiller à tout le monde. Mais c'est pour tout le monde pareil, non ?

Posté par zebu32, jeudi 29 septembre à 18:13

Effectivement, subjectivité pleins pots

Un bon livre, pour moi, c'est un livre qui me scotche littéralement, dont je ne peux plus me détacher (nuits blanches, bus ratés, stations de métro dépassées...etc), dont je pourrai raconter l'histoire des années après, dont la petite musique ne me quitte plus pendant un bon moment et surtout que je conseille à tous et toutes, que j'offre à la première occasion tellement j'ai envie que les gens en ressentent le même plaisir, qui me donne l'envie impérieuse de découvrir le reste de l'oeuvre de l'auteur.

Mais je sais que tout cela n'est que pure subjectivité. C'est pourquoi quand je parle d'un livre, du style d'un écrivain, je mets toutes les réserves possibles. "Mon avis n'engage que moi ! Dis moi ce que tu en penses et on en discutera...'

Voilà. @+

Posté par dda, jeudi 29 septembre à 19:49

Un bon livre!

Tout est relatif, faut-il raisonner en tant que lecteur, que critique, qu'homme de lettres, qu'éditeur... et que sais-je !

Pour ma part, en tant que petite lectrice(1m. et..,non, pas plus) un bon livre est un livre que tu lis sans t'en rendre compte,qui t'enlève de ton univers( même littéraire), que tu n'as pas vraiment envie de finir parce que tu veux prolonger le plaisir, tu veux rester dans l'ambiance; un livre que tu peux lire plusieurs fois sans être lassée.
Ah! j'oubliais un livre qui te demande un peu de reflexion!
C'est tout...

Posté par Shakti, jeudi 29 septembre à 21:11

A propos de bons écrivain, je vous passe une information:

François Caradec, l'éditeur impeccable d'Alphonse Allais, l'érudit, organise cette pétition qui m'est parvenue par les amis de Rémy de Gourmont: Pétition à diffuser le plus largement possible > > >Pour protéger le « PHALANSTERE » du quai de l¹Apport, à Corbeil, où >habitaient Alfred Jarry, Vallette, directeur du Mercure de France, sa >femme Rachilde, et leurs amis Quillard, Hérold et Collière, nous >demandons la création à cet endroit par la commune d¹une Zone de >Protection du Patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP).> >Adressez vos signatures à f.caradec@wanadoo.fr Il est important, en effet, de conserver le souvenir des mouvements littéraires du début du XXe.s. dont l'importance est largement sous-estimée!!!

On peut venir me voir sur:
orlandoderudder.canalblog.com

Posté par mwamaim, jeudi 29 septembre à 23:04

Bon livre

Pour moi un bon livre c'est un livre de cuisine pas trop indigeste.

Posté par netgui, vendredi 30 septembre à 11:13

chère dda, sache que je ne cherche jamais choquer mes lecteurs : ce n'est absolument pas mon genre. mais par contre, sache que je choisis véritablement mes lectures selon la couv' ! j'utilise une tactique très fine : je choisis un rayon (style "romans japonais" ou "policier"), ensuite je traque la bête jusqu'à ce que je tombe sur Le livre. celui qui combine bonne couv', bonne 4e de couv' et auteur... avec moi les gars du marketing, ils doivent s'éclater :-)
mais bon en général je ne suis pas déçu, parce que je mets pas mal de temps à choisir mon livre. Ici encore, tout est question de subjectivité, mais c'est supr pour découvrir un auteur. surtout que je ne regarde quasiment jamais les critiques :-)
J'espère que je ne casse pas un mythe ;-)

Posté par tom_gab, vendredi 30 septembre à 15:51

sacré Netgui, il ne rate jamais un bon mot celui-là...

Posté par tom_gab, vendredi 30 septembre à 15:52

Petite précision !

ne jamais conseiller son entourage ! perso, à chaque fois que je l'ai fait, ça n'a jamais été top top. alors maintenant je précise à chaque fois que c'est MON avis et qu'à l'instant T, j'ai aimé -ou non- tel ou tel livre.

Posté par tom_gab, vendredi 30 septembre à 15:54

moteurs de recommandations

Sinon il y a aussi les moteurs de recommandations, le truc d'Amazone qui dit "les lecteurs qui ont acheté ce livre ont aussi aimés"...

Pour Tom ca donnerait: "les lecteurs qui ont aimé cette couverture ont aussi aimé..." :o)

Posté par netgui, vendredi 30 septembre à 17:26

D'accord avec comm ci-dessus qui disait qu'il ne faut pas conseiller un livre:en général,c'est l'effet inverse qui se produit!pourquoi?
Parce que (et je fonctionne pareillement),la moitié du plaisir,c'est entre autres d'avoir
dégoté soi-même l'objet rare.
On peut oublier volontairement le livre chez un ami,ça lui laisse le choix de l'ouvrir (sans témoin)..Ca marche !

Posté par Pancho, dimanche 02 octobre à 14:04

Erreur de destinataire ???

Cher Tom, je crois que ton post devait être adressé à Zebu32 (je sais, c'est pas beau de cafter). Mais il n'y a pas de mal ! J'aime bien rendre à César ce qui lui appartient.

En fait, nous sommes tous et toutes assez d'accord. La lecture et un bon livre, c'est pure subjectivité et tous les moyens sont bons pour dénicher la perle rare (la 4ème de couv, la couverture... le bouche à oreille, les critiques...etc). Pour moi, cela fait partie intégrante de la magie de la lecture, de la littérature. Et en plus, le fait de ne pas être tous d'accord sur un livre pour le qualifier de bon ou pas bon - quelle épreuve car les critères sont tellement nombreux, variés -, permet d'engager des discussions, de partager, d'avancer ses arguments. Tout cela nous rend plus riche. A mon humble avis !

Ceci dit, je m'en vais consulter tes pages "littérature japonaise" dont je ne connais strictement rien. Mais je ne peux garantir une lecture avant 2389 au moins ! (Eh oui, cela ne s'arrange pas).
Bonne soirée !

Posté par dda, dimanche 02 octobre à 20:36

La littérature japonaise !

Ah, la littérature japonaise ! rien à redire, que du bon ! justement, je viens d'acheter un bouquin il y a quelques jours qui va s'inscrire dans cette rubrique mise de côté pendant trop longtemps !
un petit conseil, "la pierre et le sabre" : tout simplement grandiose !

Posté par tom_gab, lundi 03 octobre à 12:33

A propos

Quel est ton avis sur ce point...

La littérature étrangère est une littérature traduite par des traducteurs professionnels. Dès lors ce que tu apprécie dans un roman étranger est-ce vraiment la qualité de rédaction de l'auteur lui même ou alors la qualité d'adaptation au plus près du traducteur?

Je penche bien sûr pour la version du traducteur qui DOIT faire des arrangements pour coller le mieux possible à l'auteur originel MAIS c'est impossible aussi doué soit le traducteur. En effet les écrits d'un très bon auteur relèvent du rythme, des assonances et aliterations, des jeux de mots, des références, des juxtaposition de mots, des sous-entendus, des formulation historiques etc... bref il est impossible d'apprécier de la littérature étrangère à sa juste valeur car la traducteur ne peut pas prendre en compte l'intuition de l'auteur, son ressenti, son vécu, il appauvrit forcement le texte originel.

Dès lors...plutôt que de lire une littérature appauvrie ne devrait t'on pas se concentrer sur la litterature francophone voire sur la littérature dont on maitrise assez la langue pour la lire dans le texte?
Une bonne traduction requiert parfois des années de travail sur UN auteur en particulier et certain traducteur se font une spécialité de traduire UN auteur unique dont il savent la biographie, l'humeur mais je reste sceptique.. quels sont vos avis à la dessus?

(Tom ne pourrais-tu pas poser cette question dans un post complet et reprenant ou non mon intervention? que je vasi poster de ce pas sur mon blog :-)

Posté par netgui, mardi 04 octobre à 16:25

bonne question en effet !

qui mieux que Shakti va pouvoir répondre à ta question ?...

mais je me demande si nous n'avons pas déjà abordé ce thème. je vais de ce pas faire un tour dans mes archives :-)
tant qu'on y est, j'ai juste une chose à dire : je ne pense pas que le traducteur appauvrisse le texte original. il tente du mieux qu'il peut de transmettre une émotion ou un ressenti, mais en aucun cas il ne nivèle le texte !

Posté par tom_gab, mardi 04 octobre à 16:47

et bien

C'est une partie de la question justement... qu'estc e qui prouve qu'il "n'appauvrisse" pas... il le fait forcement, me semble t'il, puisque il ne peux pas embrasser toutes les ressentis de l'auteur original... (?)

Posté par netgui, mardi 04 octobre à 16:51

hop

J'ai fait une rédaction sur mon blog pour info :-) (genre viendez chez moi LOL)

Posté par netgui, mardi 04 octobre à 16:52

il est vrai qu'un livre rédigé en italien, en anglais, en russe, est fait pour être lu dans sa langue d'origine. mais aussi puriste soit-on, il est impossible de lire chaque auteur dans sa langue. le travail de traducteur doit être très difficile, il faut connaître toute les subtilité du langage... mais en partant de cette idée que la traduction altère une partie de la magie d'un livre, que penser lorsqu'on lit une 'simple' traduction et qu'on en reste le souffle coupé? est-ce la traduction qui est excellente ou l'auteur qui, dans sa langue, est tellement ghénial que son génie survit à la traduction???
je ne citerai qu'un exemple pour illustrer mon propos, un auteur qui répond, à mes yeux, aux quelques critères que j'ai de ce qui fait un "bon auteur": Baricco.
ah temps que j'y pense: je suis tombée sur ce site en cherchant "ce qui fait qu'une oeuvre littéraire perdure" qu'est-ce qui fait un classique de la littérature? si vous pouviez me répondre, ou me donner les références d'ouvrages qui puissent répondre. merci beaucoup

Posté par mog, jeudi 03 novembre à 11:49

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