Nous sommes au XXIVe siècle, une poignée de savants ont créés un champ temporel permettant de modifier le passé afin que le présent et le futur soit "parfait" : l'Eternité. Vivant de manière quasiment monastique, cette élite modifie à souhait le passé pour le bien de l'Humanité : les inventions dangeureuses, les futurs tyrans, les famines,... Tous les méfaits sont ainsi rayés de l'Histoire.
Evidement le commun des mortels ne doit pas connaître l'existence de cette caste si spéciale qui agit dans l'ombre pour faire prendre le "bon chemin" à l'Humanité. Pas besoin de s'inquiéter, l'Eternité veille sur vous.

Adrew Harlan est un Eternel et sa mission est d'empêcher l'invention de la bombe atomique au XXe siècle. C'est au cours de cette perilleuse mission qu'il fait la connaissance d'une personne bien singulière, Noÿs Lambent, qui lui révélera que l'Eternité paralyse l'évolution de l'espèce humaine. L'Eternité anihile le droit à l'erreur, facteur pourtant essentiel au développement normal de l'Humanité.
Suite à cette terrible révélation, Adrew se retrouve plongé bien malgré lui dans une guerre temporelle dans laquelle peut-être il jouera un rôle important : qu'apporterait "la fin de l'Eternité" ? qui se cache derrière Noÿs ? qui a créé l'Eternité ? quels dieux se cachent derrière cette façade ?

Certainement pas le meilleur d'Asimov, "la Fin de l'Eternité" n'en est pas moins un très bon livre : haletant, bien écrit, des personnages très emblématiques de l'univers d'Asimov, une intrigue et un dénouement qui laissent pensif, tout les ingrédients asimoviens sont présents, même s'il existe quelques longueurs. L'auteur nous balade à travers les siècles comme il pourrait le faire avec des planètes : c'est l'une des caractéristiques principals d'Asimov de nous proposer à chaque fois des contextes élaborés et passionnants.
Prélude au cycle de Fondation, "la Fin de l'Eternité" fait parti de ces livre que l'on lit d'une traite et pour lequel une nuit blanche n'est rien comparé au plaisir de lecture.